Qui veut la vie et désire voir des jours heureux 

(cf. Règle de Saint Benoît – Prologue 15)

 

Chaque mois vous est proposée la figure d’un saint ou d’une sainte, évoquant sa vie et sa spiritualité, à travers ses propres écrits. Ceci afin de nourrir notre vie intérieure, et vivre des jours plus heureux avec nos amis du Ciel.

En ce mois de décembre, écoutons sainte Maria Maravillas de Jésus, carmélite, fêtée le 11 décembre.

Sainte Maravillas de Jesus

Sainte « Madre Maria Maravillas de Jesùs », María de las Maravillas de Jesùs Pidal y Chico de Guzman est née à Madrid le 4 novembre 1891. Elle désire dès l’enfance se consacrer à Dieu et commence très jeune à aider avec beaucoup d’ardeur les plus pauvres. Attirée par la spiritualité de sainte Thérèse de Jésus et de saint Jean de la Croix et animée par son amour pour la Vierge Marie, elle entre au Carmel de l’Escurial le 12 octobre 1919. 

En 1924, poussée par une inspiration divine, dans une totale obéissance à ses supérieures, elle fonde un carmel à la Colline des anges, près du monument (centre géographique de l’Espagne) consacré au Cœur Jésus, là-même où peu de temps auparavant, le roi Alphonse XIII avait consacré l’Espagne à ce divin Cœur. Ce monastère devait être un lieu de prière et d’immolation pour l’Église et pour l’Espagne. 

Durant la guerre civile qui engendra une douloureuse persécution religieuse, Mère Maravillas brille par son esprit de réparation, par sa force, sa sérénité, son esprit de mansuétude et sa confiance dans le Seigneur.

Elle fonde par la suite dix autres carmels, dans des lieux appartenant à la tradition de sainte Thérèse de Jésus et de saint Jean de la croix.

Prieure pendant de nombreuses années, elle forme ses sœurs par le témoignage de ses vertus et se distingue par sa vie d’oraison d’une grande profondeur mystique d’union à Dieu, son extrême pauvreté, son ardeur apostolique et la bonté unie à la fermeté envers celles qui la considèrent comme une véritable mère. 

Sa vie contemplative et la clôture du monastère ne l’empêchèrent pas de répondre aux besoins des personnes qu’elle fréquentait et de promouvoir des œuvres sociales et caritatives autour d’elle (Jean Paul homélie pour sa canonisation). Elle aide de manière particulière son Ordre, les prêtres et diverses congrégations religieuses et porte secours à de nombreux nécessiteux.

Elle meurt en odeur de sainteté au Carmel de la Aldehuela (Madrid), le 11 décembre 1974. 

Saint Jean Paul II béatifie à Rome en 1998 et, la canonise à Madrid le 4 mai 2003.

(cf. source biographie sur le site du Vatican)

La sainteté

  • Les personnes les plus heureuses, sans parler de tout le reste, ce sont les saints, il n’y a pas de doute.
  • Mon Dieu, que ne donnerais-je pas pour vous aimer ! C’est cela que j’envie aux saints.
  • Comme j’envie les saints ! Mais pourquoi ne le serions-nous pas ? Je n’en ai pas encore perdu l’espoir. Je devrais dire avec le père La Colombière (saint Claude) – mais lui c’était sans raison, tandis que moi j’en ai : « Ce pauvre homme était si plein de malice qu’en quarante ans dans la Compagnie de Jésus, il n’est pas parvenu à la sainteté, mais maintenant le Cœur de Jésus va faire de lui un saint ».

 

La joie

  • N’ayez d’autre joie et d’autre bonheur que d’être suspendues à ses plus infimes désirs.
  • Donnez-lui chaque jour tout votre cœur, pour sa joie.

 

La volonté de Dieu

  • Notre plus grand bonheur sur la terre, que rien ne peut nous enlever, consiste à nous unir à Dieu et à accomplir sa volonté, en l’aimant et en le servant.
  • Il n’y a rien de meilleur sur la terre que d’accomplir la volonté de Dieu, en s’abandonnant amoureusement dans ses mains divines qui nous guide par le chemin qui convient le mieux à notre âme, même si parfois nous ne le comprenons pas.
  • Vivez le moment présent, sans rêver à rien, car c’est la seule chose que nous avons à donner au Seigneur.
  • Je veux tout ce que Dieu veut, mais je n’ai de force que pour chaque instant seulement.

 

Le cœur de jésus

  • On ne peut être plus heureux avec tout ce qu’il dispose ou permet, lui qui nous aime tant. Il sait bien ce qui nous convient davantage pour pénétrer profondément dans son Cœur, notre très douce demeure, mais ce sot de cœur humain fait parfois des siennes et mon Christ le comprend.
  • Cachez-vous bien dans la plaie de votre Christ, occupez-vous de lui et de ses intérêts, que sont les âmes, et tout ce qui vous concerne, abandonnez-le lui.

 

L’eucharistie

  • Quelle infinité de grâces nous avons en recevant le Seigneur chaque jour ! Il est resté ici dans le tabernacle pour que nous l’aimions, que nous l’imitions, pour être notre force et notre consolation. Pour que le Christ vive en moi et moi en lui. Que nous sommes heureuses ! Personne ne peut nous ôter ce bonheur, qui ne diminue jamais – bien entendu si l’âme est fidèle ; il est plus grand chaque jour et au ciel, il sera infini.
  • Nous avons le Sang du Christ qu’il a versé pour nous avec le désir de notre sanctification et qui a une efficacité purificatrice infinie. Si ce trésor est à nouveau, pourvu seulement que nous le voulions, que nous fassions un petit effort – car il nous donne la grâce pour cela –, tout est résolu, et la communion avec le Christ et avec le Père, qu’il désire, est réalisée.

 

La croix

  • Offrez votre sacrifice au Seigneur car il lui sera très agréable, et il n’est pas fâché que cela vous coûte. Mais efforcez vous de ne pas laisser entrer la tristesse car, vous le savez bien, le Seigneur aime qui nous donnions avec joie. Croix bénie !
  • N’ayez pas peur de porter mal votre croix parce que vous la sentez, car le Seigneur connaît bien notre cœur et il voit que, même si vous ne voulez que ce qu’il veut, cela coûte beaucoup … Mais vous verrez comment, petit à petit, il vous aidera et, sans cesser de souffrir, vous porterez cette croix avec plus de suavité.
  • Faites en sorte que, pour chacune des actions de toute votre vie, vous puissiez dire au Seigneur : « Pour que tu sois récompensé de toutes les peines que tu as endurées pour moi ».

 

La Vierge Marie

  • Quel bonheur d’avoir Marie pour mère ! Ne perdez pas une si douce compagnie, car Jésus est toujours avec elle.
  • Si vous vous remettez réellement à elle, elle vous remplira d’amour pour son Fils.
  • Que la très Sainte Vierge te donne de ce qui est à elle pour orner, purifier, réchauffer, parfumer ton âme. Avec ce qui est à elle, et qui est à toi, ton âme sera très belle. Le reste n’a pas d’importance. Ne cesse pas de lutter, et comme il voit tout et sait tout …. Quelle joie ! Il faut qu’il soit tout, et que tu ne sois rien.

 

La prière

  • Avez-vous beaucoup d’intimité avec lui ? Considérez qu’il la désire et que cela lui paraîtra toujours peu, tant il vous aime.
  • Le Seigneur est le seul qui peut toucher les cœurs, et la prière ne manque jamais d’être d’écoutée. N’est-il pas vrai que ce Seigneur de notre âme ne nous laisse jamais seuls même si parfois il arrive avec « un quart d’heure de retard » ?
  • Comment pourrions-nous vivre sans les grâces de Dieu que l’oraison nous obtient ?

 

Le zèle pour la gloire de Dieu et le bien des âmes

  • Croyez qu’il n’existe pas pour moi de plus grand bonheur sur la terre que de savoir que, vous oubliant vous-mêmes, vous ouvrez grand votre cœur à l’amour de votre Dieu. C’est qu’il le désire tellement pour vous combler de biens, pour se donner lui-même à vous !
  • Si votre Roi est content, que pouvez-vous désirez de plus ? Dites-lui de toute votre âme : « Je dis oui à tout, seulement pour l’amour de toi »

 

La pauvreté

  • Tu ne peux pas imaginer le bonheur qu’il y a à vivre dans une complète pauvreté, pour l’amour de celui qui s’est fait pauvre pour nous.
  • On ne peut nier que la pauvreté fait du bien aux âmes.

 

La nativité

  • Laisse l’Enfant Jésus pénétrer dans ton cœur ; et si tu l’as avec toi, la souffrance te sera douce.
  • Toutes les joies que l’on vous souhaite, vous les trouverez, si réellement vous vous donnez complètement à cet Enfant qui nous est né.
  • Très heureuses fêtes ! Que le divin Enfant vous embrase de son Amour !