Qui veut la vie et désire voir des jours heureux 

(cf. Règle de Saint Benoît – Prologue 15)

 

Chaque mois vous est proposée la figure d’un saint ou d’une sainte,

évoquant sa vie  et sa spiritualité, à travers ses propres écrits.

Ceci afin de nourrir notre vie intérieure,

et vivre des jours plus heureux avec nos amis du Ciel.

Vénérable Marthe Robin

Née le 13 mars 1902 à Chateauneuf-de-Galaure, dans la Drome, Marthe Robin, est morte le 6 février 1981 dans la ferme paternelle qu’elle n’a jamais quittée.

Entièrement remise à la médiation de grâces de la Sainte Vierge – avec qui elle entretenait une profonde intimité –, Marthe était saisie et portée par un amour irrésistible du Seigneur et d’une compassion bouleversante pour les êtres souffrants, depuis sa petite chambre où elle était alitée, paralysée, depuis ses jeunes années. Pendant plus de 50 ans durant, vivant de l’Eucharistie, elle souffrit les douleurs de la Passion du Seigneur qu’elle portait dans sa chair par les stigmates. Répondant à la demande de Jésus, elle est à l’origine, avec le père Finet, des Foyers de Charité à travers le monde. Par son offrande continuelle, Marthe a eu une profonde influence sur l’Église, le Concile Vatican II, et la société. De son vivant, plus de 100 000 personnes sont venues trouver auprès d’elle la simplicité d’une aide spirituelle, de conseils et du réconfort. Son rayonnement spirituel ne cesse de se répandre.

Le pape François a reconnu les vertus héroïques de Marthe et l’a déclarée vénérable le 7 novembre 2014.

Ô Dieu, source de tous les biens !

Ces torrents de flammes, ces eaux si douces qui jaillissent nuit et jour

de votre Cœur dans le mien avec tant d’abondance,

faites que suivant vos inspirations, dans la lumière de l’Esprit Saint,

avec la bienfaisante assistance de la Très Sainte Vierge,

je les répande sur tous et sans mesure.

Aimer et faire le bien

+ Quand on aime, on fait tout de rien. Il n’y a que l’amour qui compte et qui produit ! Et aimer Dieu, c’est faire ce qu’il veut. La Sainte Vierge Marie n’a pas fait autre chose, sa vie n’est qu’un fiat, plein d’humilité et d’amour. Jamais elle n’a négligé un seul de ses devoirs, elle mettait plus d’amour dans chacune des mille et une choses qui remplissaient ses journées que les anges dans leurs louanges et leurs adorations, les martyrs dans leurs souffrances, les saints dans leurs jeûnes et leurs pénitences, que toutes les créatures de la terre enfin !

+ Mon Dieu et mon tout, faites, je vous en conjure, que ma vie soit un incessant acte d’amour et que je ne passe sur la terre qu’en faisant le bien. (…) Faire le bien pour l’amour de Dieu et le faire en tout par amour pour Dieu !

Apostolat de la souffrance

+ De grâce, que nous souffrions peu ou beaucoup, ne souffrons pas pour rien : c’est trop triste, immensément. Souffrons pour Dieu et pour les âmes… Souffrons en paix et par amour. Du haut de son trône de gloire où il règne en souverain, mais surtout en Père juste et bon, Dieu se penche avec une miséricordieuse tendresse pour encourager, soutenir, fortifier de sa douce présence l’âme par son amour affligée. Il est là, avec elle, guide, lumière, consolateur, joie, amour, créateur et rédempteur ; ami et frère ; Cœur ouvert, yeux ouverts, bras ouverts, laissant couler jusqu’en elle sa grâce et son amour.

+ La prière et la souffrance sont la forme supérieure et féconde de l’action, seule activité disponible et possible à ma profonde misère. Quel puissant apostolat peut exercer la souffrance, puisqu’il n’est vu et connu que de Dieu seul en faveur des âmes !

+ La douleur, la souffrance ne vient pas du ciel, mais le secours en vient, le bonheur en est.

+ La peine est si douce, le courage si grand pour l’âme qui pleure près de Vous, sur votre Cœur. Faites, ô Dieu de toute compassion, que ceux qui souffrent, qui pleurent, qui luttent, tous ceux qui ont faim et soif de votre justice vous connaissent, croient, espèrent et vous aiment.

Joie

+ Je connais maintenant la joie la plus pure, la plus douce que l’on puisse connaître : celle de vivre pour les autres et pour leur bonheur.

+ Pour que la douleur détache, purifie, élève l’âme sur les plus hauts sommets de l’amour, il faut lui montrer un visage joyeux, sans quoi son dur et amer baiser glace au lieu de ravir. Et le secret, la force de souffrir ne se trouve que dans les bras de la croix. Ce n’est qu’après avoir passé par le fer et par le feu de la tribulation qu’on entre dans le lieu du rafraîchissement, de lumière et de la paix.

Plaire au Bon Dieu – faire sa volonté

+ Tout mon bonheur et mon ciel en ce monde est de faire avec Jésus la volonté de Dieu.

+ Ce que je voudrais, et rêve surtout, c’est de plaire au Bon Dieu en toutes choses sans recherche du moi, sans recherche de rien. Ce que je désire plus que tout c’est de l’aimer, de l’aimer de tout mon cœur, de l’aimer par-dessus tout, de l’aimer avec tendresse, de l’aimer sans défaillance, de l’aimer sans mesure.

Le Père

+ Oh ! que nous connaissons peu le Cœur si aimant du Bon Dieu, le Cœur si tendre de notre Père des Cieux.

+ Ne vouloir que Dieu seul pour consolateur et pour ami, cest gagner le Cœur de ce Père plein de miséricorde et attirer sur soi ses plus douces caresses

+ Tout ce qu’on confie à Dieu est bien confié (..), tout ce qu’on lui donne est bien placé, et entre ses mains tout devient trésor.

Le Cœur de Jésus

+ Rien ne touche davantage le Cœur de Jésus que la confiance joyeuse et l’abandon plein d’amour à ses divins vouloirs.

+ Le Sacré-Cœur de Jésus en Croix est la demeure inviolable que j’ai choisie sur la terre, c’est que j’aspire à me reposer après cet exil.

+ Vous qui souffrez, venez à Lui, car il guérit les cœurs brisés.

Vous qui avez soif de bonheur, venez à Lui… venez à Jésus crucifié, venez à son Cœur d jaillit la source deau vive.

+ Ô Cœur infiniment tendre de Jésus, faites que je sois toujours celle qui veille avec vous, qui veille pour vous et prie pour votre peuple.

Communion et communion spirituelle

+ Appliquons-nous à communier souvent, très souvent, mais avec un cœur contrit et humilié, avec une âme bien pure et soigneusement préparée. Ainsi faite, la communion ne pourra moins faire qu’être agréable à Dieu et salutaire à notre vie toute entière.

+ Tous les jours où je n’ai pas le suave bonheur de recevoir la Sainte Eucharistie et plusieurs fois dans la journée, je fais la communion spirituelle, la communion d’esprit et de cœur. Dans ma vie de malade, qu’il m’a été doux de communier de désir (…) Si je n’avais pas su cette manière de faire la communion, je n’aurais pas pu vivre.

Les prêtres

+ Prier est le plus important, le plus impérieux des devoirs ! Prions donc, et que toutes nos prières, nos cantiques s’échappent de notre cœur comme des flèches enflammées d’amour. Offrons nos souffrances et nos sacrifices, notre travail, mortifions-nous, faisons pénitence pour un missionnaire, pour les prêtres nos pasteurs, aidons-les dans leur vie d’apôtre ! Aimons pour ceux qui combattent. La communion des saints, c’est l’entraide mutuelle, fraternelle. 

L’Esprit-Saint

+ Ceux qui voient Dieu par la lumière de l’Esprit-Saint ne peuvent pas ne pas l’aimer et aller au-devant de tous ses désirs.

+ Dieu seul, par la vertu de l’Esprit-Saint, peut toucher, attendrir, se révéler, se communiquer avec fruit, donner la notion parfaite des grandes vérités de la foi, des splendides merveilles de l’au-delà. Je le supplie de le faire.

La Sainte Vierge Marie

+ Ô Marie (..) donnez-moi, donnez à tous de comprendre la grande valeur du silence dans lequel on entend Dieu !

+ J’ai renouvelé mon abandon et ma résolution : être toujours et sans réserve la véritable enfant de Marie, être dans toute la mesure du possible sa docile imitatrice, l’entourer et la faire entourer de respect de tendresse et d’amour comme me le demande Jésus. Je veux vivre filialement auprès d’Elle en toute confiance et abandon sous ses regards protecteurs jusqu’aux suprêmes limites.

Je l’aime tant la Sainte Vierge et pour lui prouver mon amour je dois donc rechercher à lui plaire en tout et la consulter intérieurement dans tous mes besoins et nécessités. Quel délicieux et émouvant modèle que Marie ! C’est par Marie et avec Marie et en Marie que j’irai à Jésus et serai toute à Lui. Si l’on savait de quelle délicieuse et intime union goûtent et jouissent les âmes qui vivent dans la compagnie de la divine Mère de Jésus, notre Mère !

Abandon

+ Que d’âmes rayonneraient au firmament de la perfection si elles voulaient tout simplement s’abandonner, s’immoler à l’amour. Les chrétiens peuvent faire quelque chose de bien grand, de bien beau, de divin de toutes les minutes de leur vie, s’ils le veulent vraiment.

Petitesse, pauvreté

+ Pourquoi est-ce que le fardeau de ma croix, qui devrait rendre difficile mon ascension, impossible ma joie, m’entraîne au contraire plus que je ne la porte ? Mais c’est tout simplement parce que j’aime ma petitesse et mon impuissance et que je pousse ma confiance jusqu’aux limites extrêmes ; alors la vertu du Christ habite en moi. Plus je suis faible, plus je sens que je suis forte ! 

+ La petitesse, comme la simplicité, attire Dieu : quand on est tout petit, Dieu fait tout.

+ La petitesse est très agréable au Cœur de Jésus. Elle travaille sans bruit, de la façon la plus simple et la plus modeste, par un moyen tout surnaturel et bien traditionnel, au triomphe universel de l’Église catholique et au salut des âmes : l’amour… la prière.

 

 

+ L’Église est une unique « Maison de famille » dans laquelle on donne à tous ceux qui les désirent les enseignements, les secours, les lumières, les sacrements nécessaires à entretenir dans l’âme la vie spirituelle

+ Il faut mettre la prière en famille, c’est tellement important que les parent prient avec leurs enfants autour d’eux. La prière nous « remonte » quand on est écrasé.

+ Ô grandeur inouïe de la vie chrétienne (…). Elle fait de nous des enfants de Dieu, étroitement unis à leur Père, comme Jésus Fils de Dieu est uni à son Père.

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Ma joie est de vivre toute cachée en Dieu, avec le Christ,

de me perdre en Lui et de me laisser envahir.

Ainsi vécut la Sainte Vierge, elle qui demeurera jusqu’à la fin

mon vivant et incomparable modèle… « ma Maman ».

Quand je la prie, quand doucement je l’appelle,

je crois la voir se penchant avec tendresse sur l’enfant,

qui, jusqu’à son dernier jour sur la terre, doit marcher sur ses traces,

petite victime cachée dans la grande Victime du Calvaire

et petite hostie de la grande et divine Hostie pour les âmes.